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Je me suis installée en France il y a huit ans. J'ai déménagé en France il y a huit ans. Et aujourd'hui, je vous propose de vous parler de ce qui m'étonne toujours en France, malgré le fait que j'habite ici depuis maintenant de nombreuses années.
Bienvenue dans cette nouvelle vidéo de français. J'ai choisi cette thématique aujourd'hui pour vous permettre de pratiquer votre français. Comme d'habitude, je vais afficher les mots clés de vocabulaire avec une traduction en anglais. Et bien sûr, vous pouvez également télécharger gratuitement un PDF qui reprend l'ensemble des mots de cette vidéo pour les réviser par la suite.
Il vous suffit de cliquer sur le lien dans la description de la vidéo. Vous le savez peut-être, je suis Belge, je viens de Belgique et ma langue maternelle est bien le français. La France et la Belgique, ce sont des pays très proches, ils sont juste à côté. On partage beaucoup de choses en commun,
mais malgré tout, il y a des choses qui continuent de m'étonner, après toutes ces années. Le pain avec tout. Alors ça, je pense que je ne m'y ferai jamais en France.
Le pain, c'est quasiment une religion pour les Français, j'ai l'impression. Ils en mangent avec tout, tout le temps. Pour moi, c'est pas forcément logique.
Par exemple, si on mange un plat de pâtes avec mon mari Mathieu, qui est français, il va toujours vouloir manger du pain avec ses pâtes. Et pour moi, ça n'a aucun sens. C'est pas du tout logique, même d'un point de vue en termes de nutrition, parce qu'on a déjà les pâtes qui sont un féculent et on va manger ça avec du pain. Pour moi, ça me semble complètement illogique.
Et c'est pas lui qui fait ça. C'est vraiment... En France, on va vraiment manger du pain avec tout. Et d'ailleurs, ça arrive souvent que quand on va au restaurant en Belgique, c'est pas systématique qu'il y ait du pain à table. Et donc Mathieu, quand il va recevoir son plat, il va toujours demander du pain. Et tant que le serveur ou la serveuse n'a pas
apporté le pain, c'est impossible pour lui quasiment de commencer son plat. Donc ça, ce n'est pas du tout un faux cliché, un faux stéréotype sur les Français.
Le pain, c'est vraiment ultra-important. Une autre chose à laquelle je ne me fais pas du tout, c'est que très souvent, si vous allez chez le médecin ou par exemple faire une prise de sang et que vous avez une ordonnance, vous n'allez pas payer.
Donc, non seulement c'est pris en charge par la Sécurité sociale française, mais vous n'avez pas à avancer l'argent. Et c'est vrai que ça, j'ai vraiment du mal à m'y faire.
Donc, à chaque fois que je vais faire une prise de sang, par exemple, quand je veux partir, je n'ose jamais partir, je repasse toujours par l'accueil et à chaque fois, on me demande: Oui, qu'est-ce que vous voulez ? Et à chaque fois, j'oublie qu'on n'a pas à avancer l'argent.
Et ça, je trouve que c'est génial. Et c'est la même chose dans les pharmacies. Si j'ai une prescription de mon médecin, il se peut pour certains médicaments que vous deviez compléter quelques euros, mais ce n'est pas toujours le cas.
Et ça m'arrive très, très régulièrement d'aller à la pharmacie avec mon ordonnance, on me donne les médicaments et la pharmacienne ou le pharmacien me dit: Qu'est-ce que vous voulez ?
Au revoir, partez. Ils ne me disent pas ça, mais ils me disent juste: Au revoir. Et moi, j'attends parce qu'en fait, il n'y a tout simplement pas besoin d'avancer l'argent.
C'est la sécurité sociale qui prend immédiatement en charge. Et donc ça, même huit ans après, j'attends toujours qu'on me dise bien: Non, vous n'avez rien à payer, vous pouvez y aller.
Et d'ailleurs, c'est amusant parce que j'ai une une copine qui est Tunisienne et c'est la même chose pour elle. Elle me dit qu'à chaque fois, elle est impressionnée.
Elle a l'impression qu'à la pharmacie, c'est gratuit. Et elle m'avait notamment expliqué que quand elle était enceinte pendant sa grossesse, elle avait une ordonnance pour des bas de contention et c'est assez cher.
Je pense que ça revenait peut-être à 80€ parce qu'elle avait deux paires. Elle, elle n'avait pas du tout envie de dépenser cette somme et la pharmacienne insistait tellement qu'elle a fini par dire: OK, je vais les de prendre.
Et au moment de partir, elle sort son portefeuille et la pharmacienne a dit: Non, vous ne devez pas payer, c'est la Sécurité sociale qui prend en charge. Et elle était super soulagée.
Ce qui m'étonne aussi, c'est par rapport à la conduite. Si vous me suivez depuis un certain temps, vous savez peut-être que j'ai mon permis de conduire, mais que j'ai très peur de conduire.
En général, c'est mon mari qui conduit, mais malgré ça, il y a quelque chose qui m'étonne et qui me stresse quand on est sur la route, ce sont les ronds-points.
Il y en a énormément en France. En Belgique, il y en a aussi beaucoup, mais beaucoup moins. Ce qui m'étonne encore, après tout ce temps, c'est qu'en Belgique, on prend en général les ronds-points par l'extérieur. En France, si on ne sort pas à la première sortie, on va les prendre par l'intérieur, on va prendre la la bande intérieure du rond-point.
Et ça, à chaque fois, ça me stresse. J'ai l'impression que les voitures vont se rentrer dedans. Je ne suis pas du tout à l'aise avec ça. Et pourtant, c'est le même code de la route.
Je pense que c'est plutôt une question d'usage, de manière de conduire. Ça, c'est vrai que c'est quelque chose qui me stresse et je me dis quand je devrais vraiment m'y mettre, quand je devrais vraiment conduire en France, j'appréhende vraiment de devoir prendre des ronds-points et je pense que je les prendrais par l'extérieur.
Tant pis, je vais me faire klaxonner par les autres conducteurs, mais ça me stresse trop d'aller sur la bande intérieure et de ne jamais réussir à sortir.
C'est peut-être un peu bête, mais c'est une question d'usage, je pense. Autre chose à laquelle j'ai vraiment du mal à me faire, c'est compter en français.
Donc, je m'explique. En Belgique, on ne va pas dire soixante-dix, soixante-et-onze, soixante-douze, etc, mais on va dire septante, septante et un, septante-deux.
Et de la même manière, on ne va pas dire quatre-vingt-dix, mais on va dire nonante. On ne dit pas quatre-vingt-onze, quatre-vingt-douze, quatre-vingt-treize, on va dire nonante, nonante et un, nonante-deux, nonante-trois. Et pour moi, compter à la manière de la France, c'est hyper compliqué. Si je dois calculer 74 plus 25, dans ma tête,
je vais déjà additionner 60 plus 14 plus 25. Et à nouveau sur les chiffres, je pense que je m'y ferai jamais quand on me donne un numéro de téléphone.
J'ai vraiment du mal à le noter parce que je ne sais jamais si c'est 60 et puis 12 ou 72, donc septante-deux pour moi. Ça, j'ai vraiment du mal. Toujours sur une question de vocabulaire, il y a certains mots, je ne sais pas pourquoi je n'arrive pas à m'y faire.
Je n'arrive même pas à les retenir, c'est-à-dire que je continue à employer les mots du français de Belgique et c'est vraiment difficile pour moi. Je ne sais pas pourquoi.
C'est vraiment sur certains mots d'utiliser ceux qui sont utilisés en France. C'est le cas, par exemple, pour une farde. Ce mot, on va l'utiliser en Belgique.
Je vais vous afficher à l'écran ce que c'est. Et en France, on dit une pochette. Et je ne sais pas pourquoi, moi, je n'arrive pas à intégrer ce mot une pochette.
Un autre mot que je n'arrive pas à utiliser non plus, c'est une serviette pour une serviette de bain. En Belgique, on appelle ça un essuie. Et c'est la même chose pour les torchons dans la cuisine. En Belgique, on dit aussi un essuie, mais un essuie de cuisine.
Et ça, à nouveau, j'ai vraiment du mal à ne pas utiliser le mot belge. Deux autres mots qui me viennent en tête, avec lesquels j'ai vraiment du mal, c'est du papier collant. En Belgique, c'est comme ça qu'on appelle cet objet.
Et en France, figurez-vous, je ne sais même pas ce qu'on dit parce que la plupart des gens disent du scotch, mais c'est une marque. Donc c'est vrai que je ne sais même pas le vrai mot qui est censé être utilisé. En tout cas, moi, je continue à appeler ça du papier collant.
Et dernier mot qui est vraiment difficile pour moi, c'est la fermeture éclair. En Belgique, on dit une tirette et je trouve ça tellement plus simple que je continue on va dire une tirette parce qu'une fermeture éclair, on a le temps de l'avoir remontée et descendue dix fois avant d'avoir fini de dire le mot.
Une autre chose à laquelle je ne me fais pas, mais qui est très positive, ce sont les prix des restaurants et le fait qu'il y ait pratiquement toujours des menus pour le midi qui soient assez bon marché avec soit entrée, plat, dessert ou entrée, plat, plat, dessert. Et ça, c'est vraiment, vraiment moins cher qu'en
Belgique, même à Paris, alors que Paris a la réputation d'être très cher. Et ça, je ne m'y fais pas. À chaque fois, je reste étonnée des prix dans les restaurants pour la qualité.
Ça, c'est un très bon point. Si vous venez en vacances en France, je pense que ça va vous plaire. Après, évidemment, ça dépend d'où vous venez. Mais en tout cas, pour moi qui viens de Belgique, à chaque fois, c'est une très bonne surprise. Et mon frère vient de passer ses vacances en France, en Bretagne. C'est une des premières choses qu'il m'a dit aussi.
Une chose qui continue de m'étonner, et ça, ce n'est pas très positif, c'est le fait que les Français ralent vraiment beaucoup. Ça, à nouveau, je ne trouve pas forcément que ce soit un cliché. Il y a aussi le fait de faire un peu des histoires pour tout.
J'ai repris le métro pour la première fois en un mois et demi, il n'y a pas très longtemps. Vous savez, j'ai eu un enfant, donc j'étais plutôt à la maison ou dans mon quartier.
Et quand j'ai repris le métro, ça ne m'avait pas manqué. C'est vrai qu'il y a énormément de gens qui soufflent, qui expriment leur mécontentement à haute voix ou qui un peu s'énerver avec d'autres personnes pour des broutilles, donc pour des petites choses, pour des bêtises. Et c'est vrai que ça,
j'ai l'impression que c'est vraiment typique, en tout cas à Paris, mais en Belgique, les gens, ils sont vraiment détendus, ils prennent plus les choses à la rigolade.
Donc c'est vrai que ça, pour moi, ce n'est pas du tout un faux cliché et à chaque fois, ça m'étonne encore et encore parce que je me dis: Mais ce n'est pas possible, ça ne vaut pas la peine de s'énerver pour si peu. Mais bon. Enfin, une dernière chose qui continue de m'étonner, c'est comme je parle français et que c'est ma langue maternelle,
très souvent, les Français ne peuvent pas envisager que j'ai une autre nationalité. Pourtant, bien sûr, je pense que les Français savent qu'il y a d'autres pays où le français est la langue nationale ou en tout cas une des langues nationales. Mais c'est vrai que systématiquement, ça suscite un peu l'étonnement. Et d'ailleurs, peut-être, je l'ai déjà raconté dans une autre vidéo,
mais une fois, ma maman était venue me voir à Paris, elle était dans un magasin et on lui a demandé si elle voulait la carte du magasin. Elle a dit: Non, je ne suis pas française, je ne viens pas d'ici. Et le vendeur lui a dit: Vous parlez super bien français pour quelqu'un qui n'est pas français. Et au début, ma maman, spontanément,
a dit: Merci, c'est super gentil. Et puis, elle a dit: En fait, je suis francophone, c'est ma langue. Donc ça, c'est vrai que ça reste quelque chose d'un peu étonnant que pour les Français, si on parle français, de facto, on est français.
Et d'ailleurs, ça peut être un peu agaçant parce qu'il y a des chanteurs comme Angèle, par exemple, ou Jacques Brel qui chantent en français, qui sont Belges, mais où très souvent, il y a une appropriation des de ces personnalités publiques, de ses chanteurs, d'acteurs, d'actrices. Et ça peut être un peu agaçant, surtout quand on est Belge,
parce que c'est un petit pays et donc on est très fiers quand on a des stars, des personnalités qui percent à l'international. Et donc, quand les Français se les approprient, on peut être un peu agacé. Et donc, par exemple, quand un chanteur ou une chanteuse est Belge, j'aime bien insister et le répéter plusieurs fois en disant : Tu sais, il ou elle est Belge.
Pour rappeler qu'il n'y a pas que les Français qui parlent le français. Voilà, la vidéo est terminée. J'espère que cette thématique vous a plu.
Je trouvais que c'était un sujet assez sympathique à aborder et ça Vous me permettez aussi de voir pas mal de vocabulaire. Vous l'avez vu, j'ai essayé de parler à une vitesse réelle de francophones. J'espère que ça ne vous a pas trop mis en difficulté et que les sous-titres vous ont aidé. N'oubliez pas que vous pouvez télécharger
le PDF avec tout le vocabulaire de cette vidéo. Si vous l'avez aimé, dites-le-moi en commentaire. Dites-moi si vous voulez plus de vidéos avec des petites anecdotes sur la France.
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